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Repris de justice, proches d'Amaral Duclona identifiés

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TROIS REPRIS DE JUSTICE PROCHES D'AMARAL DUCLONA IDENTIFIÉS

Mission d'assassinat à Santo Domingo

A_Bruno_Brunel-A_Jerome_JeantyUne série de circonstances ajoutées à la vigilance des services de renseignement dominicains ont déjoué un plan d'assassinat, selon toute logique,commandité par des personnalités haut placées au sein du gouvernement Préval-Pierre- Louis.Bien que les trois repris de justice,lieutenants d'Amaral Duclona,aient beneficie de la logistique officielle et diplomatique, depuis Port-au-Prince jusqu'à la capitale dominicaine, il ne leur a pas été possible d'exécuter leur plan macabre, ayant été découvert avant même d'avoir été mis en contact avec leurs prétendues victimes.



Brunot Brunel, Destiné Clébert et Jérome Jeanty ont été chargés d'exécuter un mission en République dominicaine consistant à abattre le journaliste Harry Joseph,dont l'émission quotidienne Haïti Focus est régulièrement écoutée sur tout le territoire d'Haïti.



Le gouvernement haïtien, en tout cas des personnalités au sein du pouvoir, lui en veulent pour avoir, à l'instar d'H a ï t i- Observateur, rapporté les révélations faites par l'ex-chef de gang Amaral Duclona appréhendé en territoire dominicain par des agents du service anti-drogue de ce pays.Il attend d'être extradé vers la France qui avait,consécutivemen t à son arrestation sollicité son extradition en France.



Les trois criminels avaient également pour tâche d'exécuter le sénateur Boulos,l'un des propriétaires de Radio MBC,soit une des stations véhiculant l'émission d'Harry Joseph.



Casiers judiciaires des présumés a s s a s s i n s

Bien que les trois criminels aient suivi une trajectoire alambiquée pour effectuer leur voyage de la capitale haïtienne à Santo-Domingo, leurs mouvements sur le territoire dominicain ont été vite repérés par les autorités de ce pays, qui ont pu avoir accès à leurs
casiers judiciaires dans un temps record.



Une enquête rapide a permis d'obtenir les informations suivantes:
BRUNO BRUNEL:Un «chimère » de Cité Soleil,qui se trouvait en prison au Pénitencier national dont le numéro d'immatriculation est:PN 06-03-010.Il fut arrêté sous les chefs d'accusations d'association de malfaiteurs, de vol à main armée et de kidnapping.Il a été libéré grâce à l'intervention de Samba Boukman, qui prétendait alors que Brunel allait participer au programme Réinsertion, le 7 novembre 2007.


Il a été élargi suite à une ordonnance de main levée rendue par le juge Carole P. Aimable et exécutée par le substitut du commissaire du gouvernement Félix Léger.



DESTINÉ CLÉBERT:Chimère de Grand Ravine,ce bandit était également incarcéré au Pénitencier national sous les accusations de détention illégale d'arme à feu, d'association de malfaiteurs et d'assassinat. Son numéro d'immatriculation est:16-01-2007. Il a été libéré également suite à l'intervention de Samba Boukman et d'Asad Volcy ainsi que du sénateur John Joël Joseph,alors grand manitou à Cité Soleil,aux côtés d'Amaral Duclona.Le prétexte évoqué alors pour obtenir sa libération fut l'effort qu'on allait déployer en vue de l'inciter à changer sa vie.Il fut libéré le 7 novembre 2007 par le substitut du commissaire du gouvernement Frantz Poteau.



JÉROME JEANTY:Il affublait toujours l'uniforme de la Police dans le cadre de ses activités criminelles menées,apprend- on,pour le compte de certaines autorités du pays.L'accès aux armes et à l'uniforme de différentes brigades spécialisées de la PNH lui facilitait la tâche de l'exécution de plusieurs personnes à la capitale.Il affublait toujours de fausses bades de la PNH.Le numéro de son casier judiciaire est PN-07-08-164. Lors de son arrestation, il portait l'uniforme de la Police et fut gardé en détention sous les chefs d'accusation suivants:usurpation de titre de policier,violation d'enceinte privée,assassinat, viol. Il fut libéré le 7 novembre 2007 par le substitut du gouvernement Guy Orismé sous exécution du commissaire du gouvernement Félix Léger.



Le trajet Port-au-Prince - Santo Domingo

Il n'a pas été établi avec précision l'identité de la personne ou des personnes qui avaient chargé ces trois criminels de cette misión d'assassinat. Peut-être ceux qui leur ont prêté main forte dans cette entreprise pourrait permettre d'ouvrir une piste qui conduirait
jusqu'aux commanditaires. On apprend,en effet,que c'est le nouveau sénateur du Nord,Moïse Jean Charles, qui les prit à bord de son véhicule portant plaque officielle jusqu'à la ville frontalière de Ouanaminthe et les remit à Jean-Baptiste Bien-Aimé,consul d'Haïti à Dahabon.Ce dernier les embarqua à bord d'un véhicule portant plaque diplomatique et les conduisit jusqu'à la ville frontalière de Ouanaminthe et Santiago où ils montèrent à bord d'un autobus de la ligne «Island Tours ».

Les passeurs des trois assassins ont eu la précaution de les transporter dans un véhicule diplomatique afin d'éviter qu'ils soient interceptés par les patrouilles des 12 postes de contrôle établis le long de la route Dajabon-Santiago. Car Chacón des ces criminels avait en sa possession un revolver 9 millimètres munis de silencieux. Ils transportaient la somme de 30 mille $ USD, qui leur auraient été versés par les commanditaires de la mission.



Selon une source dominicaine autorisée,un haut fonctionnaire du gouvernement, en l'occurrence le secrétaire à la présidence Fritz.
Longchamp, aurait déclaré qu'on ne savait pas si ces hommes allaient jusqu'à Santo Domingo.Effectiveme nt,aurait- il précisé,ils étaient partis à bord du véhicule officiel de Jean Charles pour se rendre à la fête paroissiale de Saint Raphaël.La présence des ces criminels en territoire dominicaine, constatée à peine un mois après l'arrestation de leur chef A m a r a l Duclona par les autorités dominicaines a mis les dirigeants de l'État voisin sur les dents.

Des mesures ont été prises immédiatement afin de protéger les personnes ciblées. En même temps,les services de renseignements de la République dominicaine ont tout mis en oeuvre afin d'appréhender les trois criminels au moment où ils allaient mettre leur plan macabre à exécution.Selon des sources dominicaines, les trois hommes avaient contacté des Haïtiens résidant dans le pays voisin,notamment le père Marc Ar-thur Élizée,qui avait pour tâ-che d'attirer le sénateur Boulos en aménageant un rendez-vous avec lui, ce qui aurait donné aux assassins l'occasion d'exécuter leur forfait sur la personne de M. Boulos.



Il était entendu que l'exécution de Boulos aurait suffi estimant parce qu'elle aurait donné la frousse à Harry Joseph et l'aurait ainsi réduit au silence.Les criminels ont abandonné le territoire dominicain.Les autorités dominicaines, qui avaient mobilisé leurs ressources afin d'appréhender à temps les criminels,suivaient ces derniers 24 heures sur 24.Entre-temps,à la capitale haïtienne,les commanditaires de ces crimes ayant appris que les dirigeants dominicaines étaient au courant de leur projet,ont passé des instructions pour que Brunel, Clébert et Jeanty se dépêchent de quitter le territoire dominicaine, ce qu'ils ont fait au cours de la journée du mardi,ont précisé des sources officieuses dominicaines.



On apprend en même temps qu'un officiel dominicain avait contacté l'ex-consul d'Haïti à Barahona, Edwin Paraison, pour lui demander s'il était au courant de la présence de ces trois hommes en territoire dominicain ainsi que la mission dont ils étaient chargés. Il lui aurait répondu qu'il n'avait aucun contact avec de telles personnes.On laisse croire que ces messieurs avaient séjourné pendant deux ou trois jours chez la femme d'Amaral Duclona, qui a récemment mis au monde un bébé (deux mois de cela), et qui réside La Romana, la ville où l'ancien chef de gang a été appréhendé.

D'autre part,la prochaine audition de Duclona aura lieu le 4 novembre 2009. À la séance du lundi 12 octobre, son avocat haïtien avait sollicité du temps suffisant pour instruire le dossier, en plus de protester contre l'idée de poursuivre l'audition de son client sans lui trouver un interprète.Le juge avait alors décidé d'en trouver un pour lui.En marge de cette audition manquée, Harry Joseph, présent au tribunal, a eu l'occasion de converser avec le prévenu et de lui prodiguer des conseils. De plus,M. Joseph est intervenu pour exiger que les autorités donnent à manger à Duclona qui s'était plaint d'avoir été forcé de jeuner depuis déjà trois jours.

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