Le député Pelegrín Castillo(FNP-DN) a exhorté le président Leonel Fernández de fixer, de manière claire et nette, face au gouvernement des Etats-Unis les limites de la coopération dominicaine avec Haïti.
Castillo a expliqué que l'aide internationale pour la reconstruction de la nation voisine ne verra pas le jour tant que la République dominicaine ne donne pas des signaux clairs et fermes qu'il n'existe pas une solution dominicaine aux problèmes d'Haïti.
Le parlementaire dominicain a souligné que le sens de l'urgence de la Communauté internationale est perdu quand la République dominicaine devient, dans les faits, la valve d'échappement des pressions produites par la crise extrême d'Haïti."Dans la pratique, avec une position si ouverte, nous mettons en relief l'irresponsabilité des autorités haitiennes et celle de la Communauté internationale", a-t-il précisé.
Apres avoir exprimé son appui à la position adoptée par le président Fernández à la suite du séisme, le législateur a fustigé la communaute internationale, particulièrement les Etats-Unis d'Amérique pour leur évasion et leur irresponsabilité.Puis, il a appelé le gouvernement dominicain à se montrer plus exigeant et prudent.
« Les Etats-Unis, l'Union Européenne et les organismes internationaux, ont toujours considéré la République dominicaine comme un Etat-pivot, indispensable pour administrer la crise d'Haiti. Mais cette approche ne contribue pas à une solution sérieuse des problèmes de viabilité d'Haïti. Cela sert plutot à aggraver les nôtre comme on a vu après le 12 Janvier », a-t-il souligné.
Finalement, Pelegrín Castillo a demandé au président Fernández, responsable de la politique extérieure de République dominicaine, d'exiger de la Mission de Stabilisation des Nations Unies à Haïti (Minustah) de surveiller la frontière pour empêcher le transfert de produits illicites envers la République dominicaine et à la Communauté Internationale de garantir l'intégrité territoriale de la République dominicaine.



Comments (0)