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GRACE PRESIDENTIELLE A DEUX FRANCAISES : PEUT-ETRE LE RESULTAT DU DEAL INCLUANT L’EXTRADITION D’AMARAL

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FRCe soir (24 Décembre 09), la présidence de Leonel Fernandez en République dominicaine a annoncé une grâce présidentielle en faveur de deux françaises incarcérées depuis plus de 18 mois là-bas pour trafic de cocaïne.

 

Le jugement qui concerne Sarah Zaknoun (19 ans) et Céline Faye (20 ans) a été prononcé en 2008 et envoyait les deux jeunes filles derrière les barreaux pour 8 ans car, six kilos de cocaïne avaient été découverts dans leurs
bagages. Paris a d’ailleurs salué l’événement comme il se doit et le secrétaire d’État à la coopération, Alain Joyandet  doit même voyager en direction de
l’Ile pour y ramener les deux ressortissantes de  l’Hexagone vers le 29 décembre prochain.

Le communiqué de remerciement de Nicolas Sarkozy qui s’était personnellement investi dans cette affaire a déjà été transmis à son homologue dominicain. 17 autres français purgeant des peines sur l’Ile d’Hispaniola pourront aussi être renvoyés en France l’année prochaine pour y subir leur peine, selon ce que les deux dirigeants auraient décidé lors de leur rencontre au début du mois à Paris.

La presse française qui a commenté le fait n’a pas fait allusion au fait que la Cour suprême dominicaine avait décidé le 14 Décembre dernier l’extradition vers la France d’un criminel haïtien accusé d’avoir assassiné des ressortissants français et le même bandit (Amaral Duclona) aurait des comptes à rendre à la justice haïtienne (qui s’est inexplicablement désintéressée du cas sans doute sur ordre du président de la République), et aussi à la justice brésilienne qui lui reprocherait aussi des actes tout aussi graves.

Les français ne se sont non plus pas interrogés sur l’outrecuidance dominicaine dans le dossier haïtien, si bien qu’en présence de M. Sarkozy, le président dominicain s’était cru autorisé à donner des leçons de démocratie à la république voisine et n’a pas hésité à se prononcer sur un sujet sensible relevant de la politique interne du pays. « La MINUSTAH, avait-il dit, devrait rester plus de 10 ans dans le pays ». On avait bien vu là que c’était un chef d’État qui avait bénéficié de la totale confiance de son hôte (Sarkozy) et qui aurait un deal secret.

Grand ami du président Préval, Fernandez pourrait aussi avoir négocié avec le chef de l’Élysée des déclarations mesurées du bandit de Bélekou (Cité Soleil) une fois arrivé à Paris sur le rôle qu’aurait joué la présidence haïtienne dans l’affaire des faux passeports accordés au chef de gang.

D’ailleurs, la venue, peu avant le verdict d’extradition de la Cour suprême dominicaine dans cette  affaire, de la procureure de l’Ile au palais national semblait s’inscrire dans cette logique de « protéger » notre président (Préval) de l’affront et de l’humiliation d’une probable comparution de celui-ci comme témoin Dans le procès en France de son ancien et gênant protégé.

Si Deal il y en aurait, qu’aurait-il à gagner, Amaral pour ne pas être obligé de dire tout ce qu’il avait déjà dit oncernant sa cachette au palais national ou des transferts mportants en devise américaine qui étaient faits en son om.

Les grands pays comme la France sont-ils eux aussi nfluençables au point de cacher des vérités tout aussi raves que celles concernant la complicité ou compromission ’un criminel notoire avec une institution aussi prestigieuse et hautement symbolique de l’autorité de l’État que la présidence haïtienne ? Ce procès vaudra son pesant d’or car, quel qu’en soit le verdict, il révèlera bien des choses sur la rectitude de l’occident sur les grands principes ou sur les intérêts supérieurs d’un monde en perpétuelle mutation négatiion négative.

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