Quand la justice française aura bien cuisiné l’ancien chef de gang de Cité Soleil, qu’on laisse mijoter présentement en prison, personne ne saura combien de ses anciens « protecteurs » au sein du gouvernement en Haïti seront mis à découvert.
En attendant, il continue de faire des aveux qui doivent certainement donner le frisson à la capitale haïtienne. Pour avoir évolué dans l’orbite du pouvoir, sous Aristide, les acteurs politiques d’alors et d’après ne lui sont pas étrangers. Aussi, non seulement il a eu le privilège de faire la sale besogne pour le prêtre défroqué, il connaît les hommes et femmes de la pègre politique qui avait, pendant un certain temps, tenu le pays en otage sous la férule des criminels qui faisaient la pluie et le beau temps.
Accusé d’avoir assassiné un consul honoraire de France, sur
Suite aux derniers interrogatoires subis par Amaral Duclona, ap - prend-on de sources autorisées, il a révélé comment il avait pu se soustraire aux poursuites des autorités policières. Quand les forces de l’ordre du pays s’étaient lancées sérieusement à ses trousses et qu’il avait été informé par ses «amis » au sein de
Il a été ainsi décidé parce que les pa trouil - les policières ainsi que celles de
D’une manière générale, Aristide et les lavalassiens restés profondément attachés à sa personne ont horreur des duvaliéristes ainsi que des personnes et des familles qui ont la réputation d’avoir appartenu au clan Duva - lier. Pourtant, on laisse croire que, réfugié dans le sud-est, Amaral Duclona dépendait du fils d’un puis sant duvaliériste, d’un serviteur zélé de Papa Doc, qui faisait la pluie et le beau temps dans ce département d’Haïti. Il s’agit, apprend-on de ces mêmes sources, de Georges Si - mon, qui pourrait être le fils de feu le député duvaliériste pour le sudest André Simon.
Dans le cadre des recherche qu’ils ont faites sur toutes les personnes identifiées par Duclona comme étant son « protecteur », à quel que niveau que ce soi, les agents français déployés en Haïti ont vite établi que M. Simon, qui aurait un lien de parenté avec le sénateur en question (il serait son frère), avait effectivement pris charge de la protection de l’ancien chef de gang. Dans les milieux proches de l’instruction du dossier Amaral, on laisse croire que ce dernier avait des « proches collaborateurs » au sein des institutions gouvernementales. De tels personnages se trouvent au Parlement et même au Palais national avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010.



Comments (1)